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Royaume-Uni - London


de Moi même ! , 19-01-2008

Plus de femme de dictateur africain dans mon magasin !


Salut à vous lecteurs invétérés de mon blog, et dont je suis sur, le seul fait d'immaginer mes doigts effleurant les touches de mon clavier vous procure des sensations difficilent à maîtriser.

Bon je vous avais promis un article sur mon boulot! N'ayant qu'une parole c'est au forceps un soir pluvieux de Janvier dans la banlieue londonienne que je vous le délivre.

Ce matin en me levant tout guilleret à l'idée de passer 7 heures dans ce bon vieux magasin NICOLAS de Hampstead j'étais loin d'imaginer ce qui allait se passer... Tout simplement la remise en cause de près de 500 ans d'histoire! oui pas moins que ça!!

Tout arriva quand une femme, noire la cinquantaine habillée de manière des plus banales, arriva dans le magasin. Moi en bon vendeur formater par la maison,je déclenche mon logiciel interne: cela se traduit par un "hello" (des plus charismatique il faut bien le dire avec mon accent à couper au couteau), auquel évidemment je n'ais eu le droit à aucun retour (vous inquiétez pas les gros vents de la part des client on s'y fait...). Bref pour la faire courte, je m'attendais à ce que cette grosse matrone africaine se contente d'acheter une bouteille de "petite récolte nicolas" (oui le jus de chausette de la maison mère qui est comme vendu 4,50 euros)et qu'elle se casse dans faire de remous.

Mais NON grand Dieu !! Voilà t'il pas qu'elle commence à lorgner sur les magnums de rouges! Mon collègue Robert (un anglais pur souche) toujours très serviable s'avance auprès de la cliente et enclenche la phase numéro 2 dans le logiciel NICOLAS, avec cette phrase des plus frappante et originale: "Can I help you ? ".
A cela, cette bonne grosse dame lui répond que oui, elle recherche des bons vins pour faire des cadeaux à ses amis.
Bon Robert enclenche la phase numéro 3 du logiciel NICOLAS en lui montrant toutes un tas de bouteilles, bref la base.
Pour finir la vente aura durée près de 45 min ! (Elle nous à fait suer BIG MAMA!) Mais bon elle à pris pour 450 euros de marchandise alors bon... on peut fermer les yeux sur certaines choses.

Putain mais d'où elle sortais tout ce fric? Me demandais-je. Surement une femme de dictateur africain, elle va pas tarder à nous demander quel vin se marie le mieux avec du steak de gosse africain de 5 ans. Bref gardant mes suspicions et hypothèses fumantes pour moi (il vaut mieux non ?) je repris pied dans le monde mortel pour écouter ce qu'il se tramait sous mes yeux!

Et la c'est le drame! car pour cette somme elle avait acquérit environ 10 bouteilles, et elle voulait se les faire livrer tout de suite. A cet instant tout deviens limpide! Qui c'est qui va porter les 10 bouteilles à bout de bras sous la pluie par 5 degrés en pleine nuit ?? C'est BIBI !!

Du coup on était partit pur un long périple: moi chargé comme une mule avec 15 kilos a chaque bras,et elle la le grand sourire en profitait pour s'arréter devant les vitrines de fringues (...) on a fait 100 mètres pour aller jusqu'a l'arrêt de bus ( oui elle voulait pas marcher! ouf) mais j'ai crus que j'allais bouffer les pissenlits par la racine!! Bref après 30 minutes passées dans le bus à porter les bouteilles à bout de bras car le Bus était blindé ce qui veut dire pas de places assises et pas de place pour poser les bouteilles.

Et c'est là que la lumière fut!! Je réalisais enfin les boulversements intrinsèque lié au 21ème siècle! Le blanc avait perdus la face! D'esclavagiste il était devenu simple esclave... 500 ans d'histoire balayé du revers de la main!

Je vous vois déjà arriver avec vos gros sabots en me traitant de raciste, mais c'est faux!!! Moi aussi en 98 j'ai applaudis quand Thuram à marqué deux buts en demi final de la coupe du monde contre la Croatie nous qualifiant pour la finale !!

En fait je réalisais que je n'étais non pas l'esclave de cette femme ivoirienne mais bel et bien l'esclave et la victime du capitalisme et de sa forme la plus perverse: " la mondialisation". Les européens avaient réussis à se tirer une balle dans le pied, en effet le système dont ils étaient si fier leur à échapper, et le retour de bâton est assez douloureux (les magnums c'est lourd à porter !!).

Une fois arrivé à bon port,titubant,suant au bord de l'agonie comme absorbé par le macadam j'arrivais enfin aux portes de la maison de Big MAMA. Et là,signe du destin ou plutôt comble de l'ironie, quelle ne fût pas ma suprise qaund j'eux fixé la maison. Certes elle était des plus magnifiques, d'un blanc immaculée et située dans l'un des quartier les plus rupins de la ville. Cependant le style architectural de la maison était de type coloniale( vous savez ces grand maisons à colones en marbres devant l'entrée). C'était le comble de cette farce qui n'avait que trop durer, mais cela à eut au moins le mérite de me faire sourir.

Bref une fois la mission terminer il ne me restait plus qu'a rentrer. Chez moi ? Non vous rigolez!! Chez NICOLAS évidemment.
Je me dirige vers la raie de bus pour mieux voir que le premier bus arriverait dans 35 minutes. Une vieille attendait à mes côtés puis c'est lassée et à décider de partir à pieds. Le culs entre deux chaises je ne savais quoi faire! reter là et attendre ou alors suivre mamie pour tenter de retrouver mon chemin.

Sachant à quelle point je suis intrépide vous ne saurez pas surpris d'apprendre que j'ai décidé de suivre la vieille. Et là se fut un grand moment de sollitude. Me voilà en train de suivre une vieille en pleine nuit dans des rues dont je connais rien, longeant les murets recouverts par les ronces, veillant à rester à bonne distance de mamie,en faisant attention à ne pas la perdre de vue.
Cela semblait bien engagé jusqu'au moment où je découvris la destination finale de mamie! Un magasin de fringue!!!

Je me retrouvais comme un gros manche au milieu de nulle part dans des rues désertes aux vrais airs de coupes gorges fleurant encore bon la pisse, des clodos séverement avinés qui régnait en maître sur le quartier. Comme les chiens ils devait marquer leur territoire grâce à leur urine, enfin je suppute. Pas le temps pour une analyse anthropologique des SDF londoniens et de leurs rituels paiens. Perdus je me suis raccorchés au seul repère visuels dont je disposais: un axe routier densément fréquenté.
Soudain à un carrefour je crus voir la lumière divine qui me transporterai tout droit au paradis! En fait non, c'était juste l'éclairage d'un KFC ou deux pakistanais roulait sous leur eissels du poulet avec de la panure!!

Cepandant j'étais sauvé car je savais que ce bouge infâme était sur la route qui menait à mon magasin!!
Je pouvais là encore mesurer la portée historique de cet évènement !!
Dans l'antiquité les marins avait le phare d' Alexandrie, au 21ème siècle j'avais l'éclairage de KFC pour me montrer le chemin.


Cette annecdote, fort peut objective et quelque peut provocatrice je vous le concède aura cepandant une vertue thérapeutique!!
Car à chaque fois que vous penserez avoir toucher le fond vous saurez qu'à Londres un certain julien Déronzier aura vécu pire encore.

Je vous salue mes chers lecteurs.

" GOD SAVE THE QUEEN "





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